
Le Pacte panafricain de l’assurance inclusive, adopté par la FANAF en juillet 2026, fixe un nouveau standard de service. L’enjeu pour les assureurs ouest-africains : protéger ceux qui restent à l’écart, et tenir leur promesse.
Dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, l’assurance demeure peu présente dans la vie des ménages et des petites entreprises. Elle est encore perçue comme coûteuse, complexe ou réservée aux salariés formels et aux grandes sociétés. Pourtant, une maladie, un accident, un incendie ou une perte de récolte peuvent fragiliser durablement une famille ou une activité.
Pour les produits concernés, le Pacte de la FANAF vise une souscription dématérialisée en moins de cinq minutes et une indemnisation sous 72 heures après réception d’un dossier complet. Son ambition : doubler le taux de pénétration de l’assurance dans les marchés membres d’ici 2040.
Souscrire vite n’a de valeur que si le client comprend ce qu’il achète et sait comment déclarer un sinistre. Un assureur qui digitalise la souscription mais laisse l’assuré seul au moment du sinistre risque de numériser la frustration. Les directions commerciales gagneraient à suivre ensemble le coût d’acquisition, la conversion, le renouvellement, les réclamations et le délai réel de règlement.
L’assurance peut être proposée au moment d’un paiement, d’un achat à crédit ou de l’adhésion à une coopérative. Banques, opérateurs télécoms, fintechs, institutions de microfinance et organisations professionnelles peuvent devenir des relais, à condition de clarifier qui explique les garanties, accompagne la déclaration et traite les réclamations. La CIMA a adopté un règlement encadrant la distribution et la gestion des contrats par voie numérique.
La promesse commerciale la plus puissante ne sera peut-être pas celle qui vend le plus de garanties, mais celle que l’entreprise est réellement capable de tenir.

