
Cent milliards de FCFA : Société Générale Côte d’Ivoire dépasse ce seuil avec un bénéfice net après impôts de 101,352 milliards en 2025. Elle domine notre sélection, devant Coris Bank International SA, basée au Burkina Faso, et Ecobank Côte d’Ivoire.
Ce palmarès retient les dix premières banques d’un panel de treize établissements ; il ne constitue pas un classement exhaustif de l’UEMOA.
| Rang | Banque | Milliards FCFA |
|---|---|---|
| 1 | Société Générale Côte d’Ivoire | 101,352 |
| 2 | Coris Bank International SA (Burkina Faso) | 65,495 |
| 3 | Ecobank Côte d’Ivoire | 63,482 |
| 4 | SIB (Côte d’Ivoire) | 55,623 |
| 5 | BNI (Côte d’Ivoire) | 46,798 |
| 6 | NSIA Banque Côte d’Ivoire | 40,712 |
| 7 | BICICI (Côte d’Ivoire) | 36,520 |
| 8 | BOA Côte d’Ivoire | 35,540 |
| 9 | BOA Sénégal | 21,905 |
| 10 | BOA Bénin | 20,107 |
SGCI devance Coris, créditée de 65,495 milliards, de près de 35,9 milliards. Ecobank Côte d’Ivoire suit avec 63,482 milliards. Pourtant, les montants masquent des trajectoires différentes : le bénéfice de SGCI progresse seulement de 0,1 %, tandis que celui d’Ecobank augmente de 10,4 %.
Chez SGCI, le produit net bancaire gagne 4,9 %, mais les frais généraux augmentent de 7,3 % et le coût net du risque de 29,2 %. La première place traduit donc une forte capacité bénéficiaire, malgré des pressions qui absorbent presque toute la croissance des revenus.
Ecobank présente une autre dynamique : ses revenus progressent plus rapidement que ses charges, tandis que ses provisions nettes diminuent. Son bénéfice croît ainsi beaucoup plus vite que son bilan, presque stable. Une illustration du rôle de l’efficacité opérationnelle dans la création de valeur.
Plus bas dans cette sélection, BOA Côte d’Ivoire affiche 35,540 milliards, devant BOA Sénégal, à 21,905 milliards, et BOA Bénin, à 20,107 milliards. Une même enseigne recouvre donc des capacités bénéficiaires différentes selon les établissements.
La taille du bilan ne garantit toutefois pas la même place au classement des bénéfices. La BNI affiche 3 166 milliards de FCFA d’actifs fin 2025, et NSIA Banque Côte d’Ivoire 3 073 milliards. Pourtant, elles occupent respectivement les cinquième et sixième places de notre sélection par résultat net, derrière Ecobank Côte d’Ivoire, troisième avec un bilan plus modeste de 2 054 milliards. Cet écart illustre une réalité : disposer de davantage d’actifs ne signifie pas automatiquement dégager davantage de profits.
Coris conjugue, elle, poids financier et bénéfices élevés : avec près de 2 998 milliards de FCFA de bilan et 65,495 milliards de résultat net, elle conserve une position forte sur les deux indicateurs. Elle partage cette caractéristique avec SGCI, qui associe 3 769 milliards d’actifs au premier bénéfice du panel. La comparaison invite donc à examiner comment chaque banque transforme ses actifs en revenus, puis maîtrise ses charges et ses risques pour dégager du profit.

Pour lire correctement ce classement, une distinction reste essentielle : le bénéfice mesure un montant gagné ; la rentabilité rapporte ce gain aux moyens engagés. Comparer les capitaux propres, les actifs et les risques permettrait d’identifier les banques les plus efficaces.
L’enjeu dépasse le podium : comprendre quelle part des profits peut durablement renforcer les fonds propres, soutenir le crédit et accompagner les entreprises, sans fragiliser la qualité des portefeuilles.

