
6,13 % pour le taux de base le plus bas, 9,50 % pour le plus élevé : au Bénin, l’écart atteint 3,37 points. Mais au sommet des barèmes, les banques se rejoignent souvent sur un même chiffre.
Selon le tableau des conditions débitrices et créditrices de l’UMOA pour le premier semestre 2026, publié par la BCEAO le 26 octobre, neuf des quatorze banques recensées au Bénin affichent un taux débiteur maximum de 14 %. Cinq restent en dessous : NSIA Banque (12 %), Sonibank (12,50 %), puis BOA, BIIC et BANGE Bank (13 %). Ce seuil de 14 % correspond au taux d’usure applicable aux banques depuis le 1er juin 2026.
Côté taux de base, la BIIC affiche le niveau le plus bas (6,13 %), devant BGFIBank (6,41 %), UBA (8 %) et Coris Bank International (8,14 %). Neuf banques se situent à 9 %. NSIA Banque atteint 9,50 %.
Côté épargne, les taux minimum des dépôts à terme, hors épargne réglementée, vont de 2 % à 3,70 % parmi les banques. Les taux maximum s’échelonnent de 5 % à 7 %. UBA affiche le maximum le plus élevé (7 %), devant BSIC (6,75 %).
Ces barèmes ne suffisent toutefois pas à désigner la banque la moins chère pour chaque emprunteur. Pour comparer les offres, il faut examiner le taux effectif global (TEG), qui prend en compte les intérêts et les frais entrant dans son calcul. C’est ce coût global qui doit respecter le plafond légal : un taux nominal conforme ne garantit donc pas, à lui seul, la conformité du crédit.
Cette photographie intervient dans un contexte où le principal taux directeur de la BCEAO s’établit à 3 %, selon les informations affichées par l’institution au 28 octobre 2026. Ce taux de refinancement ne se confond pas avec celui proposé à la clientèle.
Pour les entreprises, ces écarts invitent à demander plusieurs propositions et à comparer leur coût global à montant et durée identiques. L’alignement des maxima suggère aussi que la concurrence pourrait se jouer davantage sur les garanties exigées, les délais de réponse et les conditions d’accès au financement, notamment pour les PME et TPE.
Au Bénin, la différence entre banques se fera-t-elle sur le prix annoncé, ou sur leur capacité à financer davantage de clients ?

