
6,50 % chez BDM, 12 % chez SUNU Bank : au Togo, les taux de base bancaires présentent un écart de 5,5 points. SIAB (7,25 %), BSIC (7,54 %) et Coris (8 %) figurent également parmi les taux les plus bas.
Ces chiffres proviennent des conditions débitrices et créditrices du premier semestre 2026, publiées par la BCEAO le 26 octobre. La comparaison porte sur les banques, en distinguant la Société des Postes et l’établissement financier African Lease Togo.
Sur les 14 banques recensées, quatre affichent explicitement un taux débiteur maximum de 14 % : BIA-Togo, Ecobank, Banque Atlantique et NSIA. Orabank et BSIC rejoignent ce niveau à partir de juin, selon la note du tableau, portant le total à six.
Une réserve concerne SUNU Bank : la formule « TBB + 2,25 points » donne 14,25 %, sans précision sur l’ajustement de juin. Cette présentation appelle une clarification et ne permet pas d’établir le taux actuellement appliqué.
Côté épargne, les minimums sur les dépôts à terme vont de 2,50 % chez BIA et SUNU à 4 % chez SIAB et BOA. Les maximums s’échelonnent de 5 % chez Ecobank à 7 % chez Coris.
Le cadre réglementaire est commun aux banques de l’UMOA : depuis le 1er juin 2026, le taux de l’usure est fixé à 14 % l’an, contre 24 % pour les établissements financiers de crédit et les institutions de microfinance. Ce plafond s’apprécie au regard du taux effectif global, qui intègre les intérêts et les frais prévus par la réglementation. Le seul taux de base ne suffit donc pas à mesurer le coût d’un emprunt.
Ces barèmes constituent un point de départ pour comparer les offres. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de désigner la banque la moins chère pour chaque client : le montant, la durée, les garanties et les conditions négociées doivent également entrer dans l’analyse.
Cette photographie s’inscrit dans un environnement où le principal taux directeur de la BCEAO demeure fixé à 3,00 %, niveau maintenu lors de la réunion du Comité de politique monétaire du 9 septembre 2026.
Pour les entreprises comme pour les particuliers, l’enjeu est donc de demander des offres comparables, avec un coût global clairement indiqué. Au Togo, la concurrence se jouera-t-elle sur les taux affichés, les frais annexes ou les conditions d’accès au financement ?

