
Les institutions de microfinance de grande taille cumulent 889,4 milliards de FCFA de total bilan en 2025, en hausse de 18,5 %. Quatre d’entre elles en concentrent près de 40 %.
Longtemps perçue comme le territoire du petit crédit, la microfinance burkinabè change d’échelle. Le Burkina Faso représente 19,1 % des actifs des institutions de microfinance de grande taille de l’UEMOA, derrière le Sénégal et la Côte d’Ivoire.
| Rang | Institution | Bilan (Mds FCFA) |
|---|---|---|
| 1 | Faîtière des Caisses Populaires du Burkina (FCPB) | 177,8 |
| 2 | Baobab Burkina | 66,25 |
| 3 | COFINA Burkina | 64,56 |
| 4 | ACEP Burkina | 44,49 |
Organisation faîtière du Réseau des Caisses Populaires, fondée sur un modèle coopératif, la FCPB représente à elle seule environ 20 % du marché national des grandes IMF. Elle occupe aussi la première place parmi les 226 institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit de grande taille de l’UEMOA.
Filiale de Baobab Group, désormais détenu à 100 % par Beltone Capital (groupe égyptien Beltone Holding), Baobab Burkina a porté son total bilan de 48,3 milliards en 2024 à 66,25 milliards en 2025, soit environ +37 %. Il n’était que de 8,3 milliards en 2017.
COFINA Burkina, filiale du groupe fondé et dirigé par le banquier ivoirien Jean-Luc Konan, s’est spécialisée dans la mésofinance, entre microfinance et banque classique. ACEP Burkina, intégrée à l’écosystème de Vista Group Holding présidé par Simon Tiemtoré, confirme son ancrage dans le financement des entrepreneurs et des petites entreprises.
La prochaine bataille est déjà visible : qui financera l’entreprise burkinabè située entre le microcrédit et le crédit bancaire classique ? La frontière entre banque et microfinance devient de plus en plus fine.

